La Nature Humaine vue du Ciel // Julia de Funès

Etre philosophe ou naître Philosophe, telle est la question!

J’observe depuis quelques jours une polémique enfler sur le réseau social Linked In suite à une intervention télévisée de Julia de Funès pour faire la promotion de son dernier livre : le Développement « Im »personnel. Moi qui suis passionnée de développement personnel, ma curiosité n’a fait qu’un tour. Qui donc est Julia de Funès ?  Bien sûr, je suis astrologue, et c’est aussi à travers cette discipline que je souhaite faire connaissance avec Julia et éclairer, grâce à l’Astrologie Humaniste, la nature des énergies cachées derrière le ton et le son de cette polémique qui est née autour de son dernier livre. 

 

Tous les chemins mènent à Rome


Les propos tenus par Julia de Funès ont déclenché l’ire de certains professionnels du développement personnel. Julia de Funès a présenté de façon caricaturale les travers d’une profession mais aussi d’un mouvement sociétal de quête de sens, , oubliant dans le feu de l’action (je suppose), de proposer une lecture plus nuancée qui permette de faire la part des choses. Ces travers existent en effet, mais comme dans toute profession. Il y des bons et des truands. Ce qui a été remarqué dans son intervention, c’est la posture de jugement qu’elle a tenu à travers son analyse. C’est là où le bât blesse, puisque, c’est à priori, cette posture de jugement que tout philosophe s’évertue à dépasser pour entrer dans une posture plus haute, holistique, qui unifie, plutôt qu’elle ne sépare, dans la conscience de soi et du monde. Sa performance est venue démontrer que malgré tout ce temps de maturation et d’étude, porter un discours de sage, qui émane de notre cœur, n’a rien à voir avec une performance académique, aussi respectable soit-elle.

 

Mais c’est surement là, la méprise. Se méprendre c’est fonder son analyse du monde sur une idée reçue. Nul ne devient philosophe par le diplôme, si philosophe signifie « Sage ». C’est l’expérience quelle qu’elle soit qui mène l’être à entrer toujours plus dans cette conscience de soi, qui elle, est la source de toute capacité à vibrer pour le monde, le meilleur de soi-même. Tous les chemins mènent à Rome : l’Unité en Soi. Alors, que ce soit sur les bancs de l’université ou de l’entreprise, ou encore n’importe quelle autre scène de théâtre de la vie, c'est du non-sens d’opposer ou de comparer la valeur d’une « expérience de l’humain » qui conduit à plus de compréhension du monde, et de soi-même.

 

Aussi, j'observe que Julia de Funès s'est perdue dans les limbes du jugement sur ce plateau de télévision en s'accrochant au faire valoir du diplôme pour contester la validité, la légitimité d’autrui à pouvoir être utile et faire du bien à d’autres. Cela ne ressemble pas à certaines de ces interventions beaucoup plus humanistes. Tous les jours des hommes et des femmes en consolent d’autres, sans être Docteur en Philosophie. Tous les jours des hommes et des femmes en accueillent d’autres dans l’amour inconditionnel, sans être Docteur en Philosophie. Cela n’est ni bien, ni mal, c’est ce qui est.

 

L'habit n’a jamais fait le moine, dans quelle que profession que ce soit, voilà peut-être la seule conclusion à tirer de cette affaire. Et Julia de Funès, à l’insu de son plein gré, dans cet instant-là, est venue illustrer cette maxime.  Un diplôme est loin de valider la nature saine et lumineuse d’un Esprit.  De son aptitude à créer pour le monde du Bon, du Bien et du Beau. Bien au contraire, la vie nous démontre plutôt chaque jour que nos élites, cette « intelligencia », a oublié l’essentiel du son et du sens de la vie qui vise l’amour, la beauté, l’harmonie, la joie, le respect du vibrant. Cela n’est pas acquis, devenir une meilleure personne, c’est entrer dans la conquête de soi, et donc de ses parts d’ombres.

 

A travers, ce mouvement d’esprit – émotions - d’une personne dans la matière, nous voyons là, que tout être humain peut défaillir à tout moment. Mais, peut-on même qualifier cette performance de « défaillance du philosophe », n’est-ce pas là un jugement qui nous montre que nous sommes dans l’attente vis-à-vis de cette personne? Que nous avons cru nous aussi que le diplôme faisait le moine. La déception, l'atermoiement, la consternation appartient à celui qui s’illusionne et se méprend également. A celui qui oublie que nous sommes juste des humains qui faisons du mieux que nous le pouvons, à la mesure de nos possibilités à chaque instant. A chaque instant, tout est juste. Parfaitement imparfaitement juste. C’est le propre de l’humain, de sa condition. Et Julia de Funès, ne fait pas exception. Ni vous, ni moi. Et cela n’est ni bien, ni mal, c’est ce qui est. Ce que j’observe, c’est qu’elle ose, et cela peut en énerver plus d’un(e)s, ceux qui se refrènent, se répriment par peur de l’erreur. Vous voyez, au moins Julia se met en danger, sort de sa zone de confort en s’exprimant. Et cela en tant que tel est la voie de l’expérience – qui la confrontera à elle-même, à ses ombres - et lui permettra les remises en question salutaires qui mènent à toujours plus d’authenticité de l’être en chemin vers l’expression quint-essentielle de son être.

 

Le dessous des cartes astrologiques du thème de Julia de Funès


Maintenant passons à l’astrologie, pour éclairer, le dessous des cartes spirituelles de ces postures et mouvements d’humeur extérieurs. Ici entendons, une expression de colère, de dénigrement, de mépris dans les propos de Julia de Funes. En quelques minutes Julia de Funes nous a offert sur un plateau un échantillon « des 5 blessures inconscientes qui vous empêchent d’être vous -même ».  Ok, moi aussi, j’ai tendance à la caricature, en bonne jupitérienne. C’est plutôt ironique, car ce livre, selon elle, fait partie de son top 3 des productions littéraires les plus vide de sens et substance en matière d’humain. Je ne saurai vous donner un avis sur la question, je n’ai pas lu le livre de Lise Bourbeau. Ce que je sais, c’est que s’il a connu ce succès planétaire, c’est qu’il vibre une vérité universelle, quelque chose qui résonne pour tout un chacun dans la quête de soi. Ce n’est ni suivre une règle ou une méthode académique qui légitime un succès littéraire de développement personnel. Une œuvre qui touche le cœur des hommes, les transforme, les tire vers le haut, voilà ce qui démontre sa qualité, sa valeur, sa substance. Nul besoin d’être adoubé par un « ordre », c’est la vie qui consacre ce qui est juste et bon. Ce n’est pas l’homme qui se décrète maître. Mais la vie qui le fait devenir maître, maître de lui-même.

 

Finalement, ce livre « le développement « im »personnel », vient permettre à Julia de s’exprimer là où ça fait mal pour elle. D’abord parlons de l’injustice. Oui, c’est injuste, n’est-ce pas, que ces individus, « si peu diplômés » [sous-entendu, contrairement à moi] puissent être autorisé à accompagner l’humain, au même niveau que moi. A mon niveau. Ne suis-je pas plus légitime qu’eux ? En quoi méritent-ils ces succès littéraires puisqu'ils n’ont pas travaillé dur comme moi ? Dès que vous entendez les mots diplôme, « Ordre » de ceci ou de cela, et autorisation… alors bingo, c’est Saturne qui est dans le collimateur. C’est Saturne qui dans la peur nous sclérose. Saturne, brime, réprime, rabroue, rabaisse, flagelle, exige. Saturne s’exprime ainsi quand il est dans ses peurs. Bien sûr, c’est une posture que nous tenons vis-à-vis nous même bien souvent. Elle est interne. Saturne est la pression que l’on se met pour être à la hauteur d’une attente, d’une exigence, qui n’existe pas dans la réalité, mais uniquement dans nos croyances. La vie nous veut du bien, elle n’exige rien. Mais ce n’est pas une fatalité, nous pouvons décliquer, déverrouiller, déprogrammer ces habitudes qui nous enferment dans des culpabilités.

 

Alors Julia de Funes a le Soleil en Poissons en opposition de Saturne en Vierge, et cet aspect du Soleil avec Saturne vient éclairer sa nature persévérante, travailleuse, sa recherche d’intégrité et de Vérité. Gravir la montagne de la connaissance de soi est surement pour elle une source de joie. Ce soleil en Poissons nous éclaire sur la volonté de réaliser la paix, l'unité, et aussi l'amour inconditionnel dans le pardon à soi et aux autres. C'est une âme d'artiste au fond, sensible au courant d'émotions collectifs et qui rayonne dans le service "universel" au monde, quand il ne s'agit pas de le sauver.  Il est important de rappeler que tout le monde n’est pas fait ainsi. Et pour autant, toutes ces autres façons d’être et de rayonner offrent elles aussi, leur valeur au monde.

 

Notons que je n’ai pas pu faire le thème astral avec la position des maisons car je n’ai pas connaissance de l’heure de naissance de Julia. Néanmoins, par perception déductive, je pense qu’elle a un Ascendant du signe Feu. Cela se voit et se ressens dans sa carnation et l’expansion passionnée qui l’habite quand elle s’exprime. Julia a d’ailleurs Mercure en Bélier, signe de feu. Ce placement planétaire nous éclaire sur les défis qu’elle se pose en matière intellectuel. Avec un tel Mercure, nous avons un esprit qui aime la joute (Bélier) verbale (Mercure) et qui va s’exprimer de façon franche (Bélier) et parfois rude et rentre dedans. Nous pouvons aussi rencontrer un individu qui exerce son intellect de façon autonome et indépendante et s’intéresse à la notion de courage, de leadership et de compétition.

 

Le Sagittaire, pourrait bien être le signe de son Ascendant, tant les notions de justice et d’injustice émanent de son caractère, ce cheminement philosophique est également la marque du Centaure, ainsi que l’édition et les publications. De plus, le sagittaire est le théoricien du zodiaque. C’est aussi celui qui s’intéresse aux hautes études. Sa carnation, ses cheveux blonds correspondent bien à ce Jupiter dans le signe du Cancer, qui vient amplifier le caractère émotionnel -hyperémotif - et nous évoque l’archétype de Diane, déesse lunaire. La lune maître du Cancer. Et puis cette veste en cuir… c’est peut-être un vestige de la cow-girl, archétype Sagittaire, chevauchant son destrier.

 

Pour appuyer cette hypothèse de l’Ascendant Sagittaire, nous avons une résonance avec Jupiter dans son prénom avec le « Ju » de Julia. Nous pouvons, quel que soit son ascendant, reconnaître l’importance de Jupiter dans son thème qui est en aspect de trois planètes personnelles et vient lui offrir la possibilité d’une ouverture de conscience à tous les niveaux d’expression de l’être, que ce soit au niveau des pensées (Mercure), des sentiments (Venus), des actes (Mars). Ce sont ces aspects d’ailleurs qui résonnent avec son penchant pour le coaching. Jupiter, est le « coach » du zodiaque qui s’intéresse à l’expansion de l’être, à son épanouissement, à son développement. Il est l’ouverture et correspond à notre capital confiance en soi, et bienveillance en soi, celui qui est une chance pour sortir de notre zone de confort et « oser ». Jupiter est aussi celui qui peut tomber du côté de la barrière de l’infatuation. Nous retrouvons ici la racine « fat », qui correspond à « gros » en anglais. Et Jupiter est celui qui expanse, c’est lui qui correspond à la « grosse » tête. Il peut y avoir des tendances, à la surestimation, à la surévaluation de situations. L’approche caricaturale et humoristique est aussi un aspect de Jupiter qui surgit encore derrière cette façon qu’à Julia de « grossir » le trait des ombres de la profession du coaching. Dans cet exercice bien sûr, elle parle aussi des siennes aussi. Ne dit-on pas, « c’est celui qui le dit qui l’est » ?

 

Je souhaiterai terminer en évoquant la lune dans le signe du Taureau de Julia, qui est aussi dominante dans ce thème. Il y a ici un besoin de substance, de plaisir et de beauté, de sécurité matérielle et affective pour l’équilibre émotionnel. Elle reçoit de multiples aspects des planètes trans-personnelle qui vont éclairer les talents de Julia à chercher à transcrire de façon subtile des vérités complexes. C’est la force du Taureau, qui relie à la nature et au bon sens. Ici la sensibilité et les réactions émotionnelles s’inscrivent dans le corps, et pourraient même trouver des voies plastiques et artistiques pour se manifester : terre, couleurs, étoffes, textures, matières. Pluton offre la lucidité et l’extra-perception, Neptune offre l’inspiration et l’empathie, Uranus offre l’intuition et le génie. Ces trois planètes dans une figure appelée doigt de dieu, qui pointent vers la Lune caractérise un individu qui cherche l’amélioration continue, le perfectionnement spirituel, ici, nous pourrions dire de l’expression émotionnelle. Avec ces éléments, je conseillerai à Julia de Funes de se détendre (mais pas facile avec Pluton sur la Lune !), et tendre vers la tendresse et la vérité de son âme de poète. Venus en Verseau. Une fois qu’elle n’aura plus rien à prouver au monde, qu’elle s’accueillera inconditionnellement, elle s’autorisera à ouvrir d’autres portes d’expression personnelle qui coulent de sa sagesse divine, qui coulent de Source.

 

 

(c) Elsa Delacroix, le 29 septembre 2019